Traite négrière : Rouen, une ville prête à assumer son passé

Après un important travail sur les mémoires de la guerre d’indépendance de l’Algérie, la ville de Rouen poursuit celui sur les mémoires de l’esclavage. Mercredi 10 mai, pour la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, une balade commentée par la Youle Compagnie a notamment précédé le lancement d’une exposition sur la mémoire de l’esclavage, fruit d’une réflexion collégiale avec les villes d’Honfleur et du Havre. Après Bordeaux, Nantes ou La Rochelle, c’est une grande première pour ce coin de France qui entend faire la lumière sur l’implication du territoire normand dans le commerce triangulaire aux XVIIIe et XIXe siècles en confrontant objets des collections et témoignages contemporains. De la Seine à la Manche.

Sur les traces de la propagande coloniale

L’exposition Sur les traces de l’Exposition coloniale internationale de 1931 est proposée à Paris simultanément au Bois de Vincennes et sur le site de la caserne Napoléon jusqu’à fin septembre 2022. Celle-ci a pour objectif de replacer cet événement propagandiste dans son contexte, une époque où le colonialisme atteint son paroxysme. Une histoire à aborder sans tabou ni déni pour mieux appréhender le présent et l’avenir. Tel est l’enjeu si difficile à faire comprendre à celles et ceux qui continuent à nier l’importance de regarder notre héritage commun en face.